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	<title>Parti Socialiste - Territoire de Belfort &#187; Portrait</title>
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	<description>Le blog de la Fédération Socialiste du Territoire de Belfort</description>
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		<title>François Hollande : portrait d’un homme décidé</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 15:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FEDE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfant du baby boom, né le 12 août 1954 à Rouen il incarne parfaitement cette génération de l’après guerre. Une génération qui a grandi intellectuellement avec la Vème république et sous l’ombre tutélaire de quelques grandes figures de l’histoire d’après guerre : le Général de Gaulle, François Mitterrand et celui qui fut son mentor Jacques Delors. [...]]]></description>
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<p>Enfant du baby boom, né le 12 août 1954 à Rouen  il incarne parfaitement cette génération de l’après guerre. Une  génération qui a grandi intellectuellement avec la Vème république et  sous l’ombre tutélaire de quelques grandes figures de l’histoire d’après  guerre : le Général de Gaulle, François Mitterrand et celui qui fut son  mentor Jacques Delors.</p>
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<p><img src="http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH209/PS-Francois-Hollande-se-lance-dans-la-course-aux-primaires_medium-9da76.jpg" alt="" width="300" /></p>
<p>On peu rêver pire comme sources d’inspiration ! D’autant plus que  son père, médecin notable de Bois-Guillaume était un fervent partisan de  l’Algérie française !</p>
<p>Petite enfance, sans trop d’histoire, de fils de notable  provincial : pensionnat Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen, puis le lycée  Pasteur à Neuilly-sur-Seine. Sous le berceau de ces « douces fées » il  s’envole, brillant (déjà) et amasse les diplômes : licence de droit à  Paris, puis HEC, l’Institut d’études politiques de Paris et enfin le  saint des saints : l’Ecole Nationale d’Administration (promotion  Voltaire, où il croise, outre Ségolène Royal : Frédérique Bredin,  Jean-Marie Cambacérès, Renaud Donnedieu de Vabres, Michel Sapin et  Dominique de Villepin entre autres, de quoi se faire un beau carnet  d’adresse). N’en déplaise à son ego, il ne sortira pas premier mais 7ème  de sa promotion.</p>
<p>Mais l’ENA sera surtout le berceau de sa saga familiale puis qu’il y  rencontrera sa compagne d’un long chemin (et dont il n’imaginait pas  les ennuis qu’elle lui causerait… !). C’est en 1970 (un an avant le  congrès d’Epinay fondateur du parti socialiste moderne) qu’il se met en  ménage (ils ne seront jamais mariés, pour garder leur capacité d’action  politique, surtout d’être chacun député, mari et femme ne pouvant pas  siéger ensemble à l’Assemblée). Ils auront tout de même quatre enfants  ensembles ; ce qui en dit long sur l’aventure sentimentale qui fut la  leur.</p>
<p>Trente sept ans plus tard le 17 juin 2007 ils officialiseront leur  séparation, déjà effective depuis un bon moment. Mais la campagne  présidentielle de 2007 avec la candidature de Ségolène sous les couleurs  socialistes ne leur avaient pas permis de « pointer » définitivement  leur séparation.</p>
<p>Retour en arrière, pour ses premiers pas en politique : alors qu’il  préside la section de l’UNEF à l’Institut d’Etudes politiques, c’est en  1974 que François Hollande entre à  HEC Paris et préside le comité de soutien à François Mitterrand,  candidat à la Présidence. C’est le premier pas, décisif d’une belle  carrière politique.</p>
<p>Comme il le fit pour nombre de personnalités, c’est Jacques Attali  qui le présente à Mitterrand dont il devient le conseiller économique.  Entre temps, sorti de l’ENA (en 1980) il intègre la cour des comptes  comme auditeur.</p>
<p>Les choses se précipitent pour lui, apprécié de François Mitterrand  on le propulse aux législatives de juin 1981 dans al circonscription  d’Ussel contre…. Jacques Chirac ! Il sera sévèrement battu dès le  premier tour avec seulement 26% des voix contre un peu plus de 50% à  Chirac.</p>
<p>En attendant des jours électoraux meilleurs il enchaine les postes  dans les cabinets ministériels : directeur de cabinet de Max Gallo et  Roland Dumas. Il bute une fois encore sur les succès électoraux et ne  réussit à se faire élire que conseiller municipal d’Ussel. Tenace le  garçon, il en tirera bientôt tous les bénéfices.</p>
<p>Politiquement il ne se reconnait pas dans la multitude courants qui  « ravagent » le Parti socialiste d’avant 1981 et d’après 1981. Aussi en  1984 naturellement il fonde avec ses amis Jean-Michel Gaillard,  Jean-Yves Le Drian et Jean-Pierre Mignard un nouveau courant : celui des  transcourants !</p>
<p>La persévérance et l’intelligence politique feront qu’en 1988, dans  la foulée du deuxième septennat de François Mitterrand, il est enfin élu  député de la 1re circonscription de la Corrèze, celle de… Tulle, avec  tout de même 53% de suffrages.</p>
<p>En 1990 il sort du bois, politiquement parlant et se range derrière la motion Mauroy-Mermaz-Jospin au fameux congrès de Rennes.</p>
<p>Battu aux législatives, il fait l’apprentissage des revers en  politique et prend la présidence du club de Jacques Delors dont il s’est  rapproché : « le club témoin » ; il en est encore aujourd’hui le  Président d’honneur.</p>
<p>La vie politique suit son chemin, Mitterrand est sur le déclin,  c’est en 1994 qu’il deviendra le secrétaire national en charge des  affaires économiques.</p>
<p>Le retrait de la vie politique annoncé par Jacques Delors le laisse  désemparé. Il se ressaisit et se rapproche de celui qui lui semble le  mieux incarner son idéal social démocrate : Lionel Jospin dont il sera  le porte parole lors de sa première campagne présidentielle.</p>
<p>Il devra attendre le succès de « la potion » jospinienne dit  « gauche plurielle » de 1997 pour qu’il retrouve son siège à l’Assemblée  nationale. Jospin Premier ministre ne le prend pas dans son  gouvernement mais lui confie les clefs de la rue de Solferino, il  devient le très important Premier Secrétaire du Parti Socialiste.</p>
<p>Il fait un étrange « aller retour » à Bruxelles en se faisant élire  député européen en 1999, puis y renonce préférant son mandat national.</p>
<p>Mitterrand lui a insufflé son goût naturel pour le terroir, un homme  politique se doit d’appartenir à une terre, il complète sa formation et  devient en 2001 (après deux tentatives) maire de Tulle avec 53% des  voix dès le premier tour. Son histoire d’amour avec la Corrèze devient  définitive et elle est réciproque. Il résistera à l’effondrement de la  gauche en juin 2002 en conservant son siège de député.</p>
<p>Jospin fait la révérence et se retire un peu honteusement de la vie  politique après son élimination dès le premier tour à l’élection  présidentielle de 2002 derrière Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Cette fois, François Hollande devient le véritable patron de la rue de Solferino.</p>
<p>De tous les élèves de François Mitterrand, il est celui qui a le  plus appris de lui. Il avait déjà une solide culture générale, il a  compris la nécessaire humilité de l’après défaite, la certitude que rien  n’est jamais « consommé », qu’une « terre » et nécessaire à une  carrière politique aussi bien pour assurer sa continuité politique que  pour garder le contact avec la réalité et les « vrais gens ».</p>
<p>Le temps, il a su aussi le « discipliner », l’apprivoiser…il évite  (parfois cela lui coûte comme à la présidentielle de 2007) de se  précipiter. Sur cette longue période où il préside aux destinées du PS  il ordonnance les idées des socialistes et bâtit son programme. Il  réussit plutôt bien en mars 2004 les socialistes remportent une vaste  victoire aux régionales et prennent le contrôle de 20 des 22 régions  métropolitaines et en même temps endossent la présidence des deux tiers  des départements.</p>
<p>Et il enchaine la même année sur les élections européennes où le PS  enregistre l’un de ses meilleurs scores : 28,9% des suffrages.</p>
<p>2004, le référendum sur la constituions européenne vient troubler la  « belle machine », Laurent Fabius en basculant dans le camp du non sème  une rancœur expugnable dans les rangs socialistes.</p>
<p>Ce référendum est sa première vraie épreuve et l’oblige à remanier  son secrétariat national en fonction des positions prises par les uns et  les autres, mais il est condamné à conserver Laurent Fabius comme son  second.. Animal politique, il rebondit et sort renforcé du congrès du  Mans en 2005 avec sa motion dont sont cosignataires : Martine Aubry,  Dominique Strauss Kahn ; Bertrand Delanoë et… Ségolène Royal. Sa motion  l’emporte avec 54 % des suffrages exprimés. Homme de consensus, il  propose et obtient la synthèse avec les autres courants minoritaires. Il  est ainsi élu Premier secrétaire du Parti Socialiste avec 76,96 % des  voix. Mitterrand, s’il était encore là, n’aurait pu qu’admirer le  travail de son élève.</p>
<p>2006 va être l’année de la « grande erreur »… alors qu’il a tout en  main, il est le Premier secrétaire incontesté du Parti Socialiste et  qu’à se titre comme dans toutes les autres démocraties européennes, chef  du principal parti de l’opposition, il se devait d’aller à la bataille,  il tergiverse.</p>
<p>Les ambitions de son déjà ex-compagne l’embarrasse, Ségolène se  lance à la conquête des « primaires » &#8211; la machine à perdre &#8211; . Il  s’imagine comme un recours face à ce qu’il appréhende comme une bataille  des chefs entre Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss  Kahn.</p>
<p>Erreur, Ségolène l’emporte sur ses deux adversaires à la surprise de François Hollande  et il s’en suit la calamiteuse campagne présidentielle que l’on a  connue. Ségolène se fait battre à 47 contre 53 % des voix par Nicolas  Sarkozy alors que les indicateurs étaient plutôt au vert pour les  socialistes.</p>
<p>Vient 2008, François Hollande  revient à sa « terre », la Corrèze, élu aux cantonalex de cette année  là, il emporte la présidence du département contre le président sortant  UMP.</p>
<p>De la fumeuse et tumultueuse bataille du congrès de Reims où l’on  voit s’opposer Ségolène encore entourée de ses troupes à Martine Aubry  qui rallie à elle l’ensemble des caciques du parti pour gagner le  congrès à 50% +une centaine de voix contestables et contestée. François Hollande se tiendra à l’écart de ces mauvais jours et il a bien eu raison.</p>
<p>Martine Aubry devient première secrétaire ardemment soutenue par  Laurent Fabius et ses troupes tandis que Dominique Strauss Kahn se  laisse attirer par les lumières artificielles du FMI qui le piègent peu à  peu.</p>
<p>2011 après un sévère régime qui le rajeunit et une brillante réélection à la tête du département de la Corrèze François Hollande  tente de rattraper le temps perdu en se présentant aux primaires que le  parti socialiste va tenter d’organiser à nouveau, la leçon n’ayant  servit à rien.</p>
<p>Il a travaillé aux idées en sortant un excellent ouvrage : « Droit  d’inventaire », il a fait le tour des fédérations, il dispose d’un  réseau de permanents et d’élus importants. Les sondages lui donnent  désormais une bonne place aux côté de Martine Aubry. Cette dernière ne  manifeste pas un enthousiasme (atavisme familial ?) pour y aller, DSK  est très populaire…. à droite !</p>
<p>Aujourd’hui François Hollande  sait qu’il peut mener sereinement une bataille à laquelle il est bien  préparé. Il maitrise ses dossiers, c’est un orateur hors pair (il a  hérité ce talent de Mitterrand), il incarne une social démocratie de  gauche capable de rassembler les nombreuses familles de la gauche.</p>
<p>Curieusement c’est lui l’héritier de Jacques Delors et non pas Martine Aubry.</p>
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